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Les logiciels libres de formation

12 novembre 2010 3 commentaires

Ce billet est le deuxième volet de notre sujet sur la formation, qui portera sur les logiciels libres de formation. Ce sera donc un billet plus technique détaillant les différentes solutions de formation proposées par le libre.

Quelques logiciels de formation existants (LMS)

Avant de débuter la description des logiciels, prenons le temps d’expliquer en quoi consiste le LMS (Learning  Management System). Il s’agit d’un système qui accompagne les gens impliqués dans un processus d’apprentissage pour un parcours pédagogique en ligne. Des services sont offerts tels que le contrôle d’accès, les outils de communication, la gestion de la formation, la diffusion de contenu pré-établi, l’ordonnancement des contenus de formation, etc.

Il existe d’autres outils dont les LCMS, rapid e-learning et des plateformes de collaboration, mais pour les fins de ce billet, nous avons choisi de nous pencher davantage sur les LMS.

Claroline

Claroline est sans doute le LMS  le plus connu. Il est utilisé dans le domaine de l’éducation, mais l’est moins en entreprise. Il permet à plusieurs établissements scolaires de créer ou de gérer des formations et des espaces de collaboration en ligne. Pour plus d’information, cliquez ici.

Ganesha

Ganesha met l’accent sur le parcours individuel et le suivi des apprenants. C’est d’ailleurs ce qui le différencie des autres LMS qui sont plus orientés vers le contenu.

Moodle

Moodle est très populaire dans le domaine de l’éducation et ce, autour du globe. Il s’agit de sites Internet dynamiques pour les étudiants dans le même genre que le WebCt avec des forums, des boîtes de dépôt, etc.  D’ailleurs, plusieurs collèges et universités du Québec utilisent Moodle tels que le Collège Maisonneuve, l’Université Concordia, l’UQAM, l’Université de Sherbrooke et la Polytechnique. La communauté Moodle est l’une des plus importantes dans le domaine du e-Learning open source.

Docebo

Docebo s’interface avec d’autres logiciels permettant, entre autre, d’intégrer la vidéoconférence.  Il s’agit d’un projet dérivé du projet Claroline et plusieurs éditions sont disponibles telles que Free la version libre et gratuite à support limité.

Sakai

Sakai a été développé pour un contexte universitaire. En plus de contenir les fonctions d’un LMS classique, il propose des outils de collaboration dans le cadre de groupes de travail ou de recherche.

Les logiciels de formation et le domaine de l’éducation

Tel que mentionné ci-haut,  les logiciels libres de formation sont beaucoup utilisés dans le domaine de l’éducation. D’ailleurs, sur le site de l’Association Francophone des utilisateurs de logiciels libres, on lit la phrase suivante au sujet du logiciel libre pour la formation dans le domaine de l’éducation : « Du point de vue de la pédagogie de l’enseignement de l’informatique, appelé à se développer, l’accès au code source des programmes et à la connaissance des interfaces et des représentations utilisées pour les données est une ressource inestimable. »

Le choix d’une plateforme d’e-Learning

Il y a certains critères à considérer lors du choix d’une plateforme d’e-Learning. Le choix d’implanter un LMS provient d’abord d’un besoin de l’organisation. Avant tout, il importe de considérer 4 axes pour déterminer la fiabilité de l’implantation soit :

  1. les objectifs de la formation ;
  2. le contexte de la formation ;
  3. les apprenants concernés ;
  4. l’organisation de la formation.

Les critères d’évaluation

Les cinq critères d’évaluation à retenir  pour le choix d’un logiciel de formation sont :

  1. l’ergonomie du site : la clarté et la disposition des informations pour l’internaute;
  2. l’offre de formation : doit être riche et explicite et offrir une structure cohérente;
  3. la valeur de l’enseignement : la qualité des tests;
  4. les contraintes techniques : vérifier si le prestataire assure l’hébergement de la plate-forme et les ressources techniques que l’entreprise doit mettre en œuvre;
  5. la flexibilité des tarifs : les prix doivent s’adapter aux besoins de l’entreprise.

Les avantages à utiliser les logiciels libres de formation

  • ils offrent une grande flexibilité d’usage et de maintenance : les utilisateurs peuvent être multiples et simultanés sur une machine;
  • la disponibilité des codes sources permet de modifier les outils pour les adapter aux usages pédagogiques particuliers;
  • comme pour les autres types de logiciels libres, les logiciels de formation permettent de diminuer de façon importante les coûts;
  • puisqu’ils sont gratuits, leur diffusion et usage sont permis à l’ensemble des élèves et du personnel de l’établissement.

Connaissez-vous certains des logiciels présentés ci-dessous ?  Avez-vous eu la chance de les utiliser ? Tel qu’écrit dans un commentaire sur le billet précédent, Moodle est utilisé par l’école d’architecture de l’Université Laval. Peut-être verrons-nous d’autres départements suivre cette tendance ? C’est à suivre…

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Culture d’entreprise et logiciels libres – Partie 1

22 septembre 2010 6 commentaires

Ce premier billet porte sur les logiciels libres et la culture d’entreprise et sera divisé en deux parties. Nous présenterons d’abord le côté plus théorique du sujet, alors que la deuxième partie abordera des exemples réels d’entreprise.

Nous sommes d’avis que pour bien implanter les logiciels libres dans la grande entreprise, la culture doit se prêter à ce changement. Il faut donc s’assurer que l’entreprise soit prête avant d’intégrer de nouvelles façons de faire. Autrement, on risque de faire face à une situation d’échec.

À cet effet, notre premier article provient du Journal du net. On y mentionne que choisir le libre peut être une opportunité, mais il faut faire attention de ne pas improviser car autrement, on pourrait faire face à une catastrophe. Un passage intéressant du texte a attiré notre attention : « La culture d’entreprise peut conduire les développeurs à s’isoler dans leur tour d’ivoire. Réinventant la roue, ils se coupent des innovations apportées par le Libre, mais aussi… des clients de leur employeur ! Trop décalé dans le discours, un projet libre peut effrayer les investisseurs, voire la hiérarchie… » De telles solutions doivent donc être réfléchies, implantées au bon moment et avec la participation et l’accord de tous (ou de la majorité).

Pour mieux étoffer notre billet et pour avoir une variété dans le contenu, nous sommes également allés voir le contenu d’autres blogs qui portaient sur le sujet. Sur l’un de ceux-ci,  on prédit que la prochaine génération d’entreprises auront des cultures construites à la manière du Open Source qui sera basée sur l’ouverture, la communication avec une communauté et une culture qui s’étendent à l’extérieur de l’entreprise. D’ailleurs, plusieurs entreprises de la première décennie du siècle démontrent ces caractéristiques. En ayant une culture au départ qui favorise l’ouverture, cette approche se fera donc de façon naturelle selon nous. Par contre, nous le savons, certaines entreprises ont une culture moins malléable et entreprendre des changements à celle-ci peut représenter un plus grand défi.

Dans le même ordre d’idées, nous avons vu sur le site d’It Business Edge dans un article qui porte sur l’organisation apprenante, qu’il est essentiel de bien préparer l’entreprise et ses employés, gestionnaires, clients, actionnaires, partenaires, fournisseurs, etc. avant de mettre en place des transformations. Il faut créer une culture prête à accepter le changement. Cette dernière phrase est importante selon nous puisque si la culture de l’entreprise ne s’arrime pas avec les changements proposés, le risque de non-participation ou de frustration sera plus grand.

Toujours selon le même article d’IT Business Edge, l’entreprise doit savoir comment adopter et appliquer les modèles de changements. Nous avons également lu dans un texte issu d’un groupe d’échange sur l’Open Source, que le principal facteur d’inertie dans les entreprises est la communauté informatique elle-même. D’une part, la résistance à la nouveauté que les nouvelles technologies apportent peut être forte (dont celles du libre).  D’autre part, si le critère d’efficacité et de performance est mis en avant dans la réponse aux besoins des métiers, il s’efface encore souvent devant la culture de beaucoup d’informaticiens.

En plus d’être prêt et d’avoir une culture qui favorise le changement, il est essentiel d’innover pour se démarquer et survivre dans un marché concurrentiel. Dans un article du Business Week, on mentionne que les entreprises qui osent innover ont pour résultat des cultures qui encouragent la collaboration et la coordination. On donne l’exemple de Procter and Gamble qui a osé transformer son processus de recherche et développement en une stratégie Open Source. Au sein de cette entreprise, chaque unité d’affaire avait un gestionnaire responsable d’assurer le changement de culture vers le nouveau modèle.

Toujours au sujet de l’innovation, nous avons trouvé un  document très intéressant issu d’un groupe d’échange sur l’Open Source dans les grandes entreprises. Dans ce document, on peut lire que des alternatives existent face aux produits et aux solutions qui se trouvent en situation de monopole, mais qu’elles nécessitent d’ouvrir la porte à l’innovation dont celle-ci est souvent stimulée et portée par différents acteurs dont la communauté Open Source.  L’esprit communautaire de l’Open Source contribue à l’innovation en partageant, échangeant, s’entraidant et en participant à l’intelligence collective.

Nous aborderons dans la Partie 2 de ce billet des exemples réels d’entreprise qui ont adopté les logiciels libres.  À suivre…