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Culture d’entreprise et logiciels libres – Partie 1

Ce premier billet porte sur les logiciels libres et la culture d’entreprise et sera divisé en deux parties. Nous présenterons d’abord le côté plus théorique du sujet, alors que la deuxième partie abordera des exemples réels d’entreprise.

Nous sommes d’avis que pour bien implanter les logiciels libres dans la grande entreprise, la culture doit se prêter à ce changement. Il faut donc s’assurer que l’entreprise soit prête avant d’intégrer de nouvelles façons de faire. Autrement, on risque de faire face à une situation d’échec.

À cet effet, notre premier article provient du Journal du net. On y mentionne que choisir le libre peut être une opportunité, mais il faut faire attention de ne pas improviser car autrement, on pourrait faire face à une catastrophe. Un passage intéressant du texte a attiré notre attention : « La culture d’entreprise peut conduire les développeurs à s’isoler dans leur tour d’ivoire. Réinventant la roue, ils se coupent des innovations apportées par le Libre, mais aussi… des clients de leur employeur ! Trop décalé dans le discours, un projet libre peut effrayer les investisseurs, voire la hiérarchie… » De telles solutions doivent donc être réfléchies, implantées au bon moment et avec la participation et l’accord de tous (ou de la majorité).

Pour mieux étoffer notre billet et pour avoir une variété dans le contenu, nous sommes également allés voir le contenu d’autres blogs qui portaient sur le sujet. Sur l’un de ceux-ci,  on prédit que la prochaine génération d’entreprises auront des cultures construites à la manière du Open Source qui sera basée sur l’ouverture, la communication avec une communauté et une culture qui s’étendent à l’extérieur de l’entreprise. D’ailleurs, plusieurs entreprises de la première décennie du siècle démontrent ces caractéristiques. En ayant une culture au départ qui favorise l’ouverture, cette approche se fera donc de façon naturelle selon nous. Par contre, nous le savons, certaines entreprises ont une culture moins malléable et entreprendre des changements à celle-ci peut représenter un plus grand défi.

Dans le même ordre d’idées, nous avons vu sur le site d’It Business Edge dans un article qui porte sur l’organisation apprenante, qu’il est essentiel de bien préparer l’entreprise et ses employés, gestionnaires, clients, actionnaires, partenaires, fournisseurs, etc. avant de mettre en place des transformations. Il faut créer une culture prête à accepter le changement. Cette dernière phrase est importante selon nous puisque si la culture de l’entreprise ne s’arrime pas avec les changements proposés, le risque de non-participation ou de frustration sera plus grand.

Toujours selon le même article d’IT Business Edge, l’entreprise doit savoir comment adopter et appliquer les modèles de changements. Nous avons également lu dans un texte issu d’un groupe d’échange sur l’Open Source, que le principal facteur d’inertie dans les entreprises est la communauté informatique elle-même. D’une part, la résistance à la nouveauté que les nouvelles technologies apportent peut être forte (dont celles du libre).  D’autre part, si le critère d’efficacité et de performance est mis en avant dans la réponse aux besoins des métiers, il s’efface encore souvent devant la culture de beaucoup d’informaticiens.

En plus d’être prêt et d’avoir une culture qui favorise le changement, il est essentiel d’innover pour se démarquer et survivre dans un marché concurrentiel. Dans un article du Business Week, on mentionne que les entreprises qui osent innover ont pour résultat des cultures qui encouragent la collaboration et la coordination. On donne l’exemple de Procter and Gamble qui a osé transformer son processus de recherche et développement en une stratégie Open Source. Au sein de cette entreprise, chaque unité d’affaire avait un gestionnaire responsable d’assurer le changement de culture vers le nouveau modèle.

Toujours au sujet de l’innovation, nous avons trouvé un  document très intéressant issu d’un groupe d’échange sur l’Open Source dans les grandes entreprises. Dans ce document, on peut lire que des alternatives existent face aux produits et aux solutions qui se trouvent en situation de monopole, mais qu’elles nécessitent d’ouvrir la porte à l’innovation dont celle-ci est souvent stimulée et portée par différents acteurs dont la communauté Open Source.  L’esprit communautaire de l’Open Source contribue à l’innovation en partageant, échangeant, s’entraidant et en participant à l’intelligence collective.

Nous aborderons dans la Partie 2 de ce billet des exemples réels d’entreprise qui ont adopté les logiciels libres.  À suivre…

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  1. 22 septembre 2010 à 19:57

    Bonjour chers Camarades et bravo pour votre premier billet qui ne manque pas d’intérêt étant donné les questions qu’il soulève, je suis également honoré d’etre (peut etre le premier à y intervenir 🙂 )
    En premier lieux, je voudrais préciser que ma réponse se fait au nom de mon groupe de bloggeurs,

    En lisant votre sujet, j’ai accroché sur une notion que vous avez repris, il s’agit de :
    « prochaine génération d’entreprises auront des cultures construites à la manière du Open Source »

    Est-ce pertinent de parler de « générations d’entreprises quand on connaît l’évolution à travers le temps des entreprises les plus anciennes, notamment les grandes multinationales à l’Image de Mac Do ou encore les grand groupes de l’industrie auto.. ? surtout que votre sujet traite justement de ce type d’entreprise ( les grandes ).

    Malgré les bonnes intentions prêtées à cette catégorie d’organisations dans la presse du web et notamment le groupe Gartner, ne croyez vous pas qu’ils font un peu dans l’angélisme et que la réalité est un peu moins reluisante concernant justement les grandes entreprises étant donné leur fort ancrage dans les logiciels propriétaires ?

    Par exemple pensez vous qu’il serait aisé de convaincre le PDG de Daimler Crisler ou encore celui de Ford, pour ne parler que du secteur auto, les convaincre de faire tourner leur principaux processus sur de l’open source sachant également qu’il faudra bien souvent au delà des managers, convaincre les conseils d’administrations. Par ailleurs, il est généralement admis que les grand groupes de n’importe quel secteur économique, font plutôt affaire avec les gros du logiciels proprio, à l’Image de Microsoft, et ce pour des raisons historiques, et de croyance également.

    Changer les pratiques des PME est bien moins fastidieux que changer celles des grosses entreprises, , il serait donc peut être préférable d’adopter un point de vu, une stratégie différentes entre ces deux entités ??

    Fares et sons groupe

    • 27 septembre 2010 à 16:26

      En réponse au commentaire de Fares, il est vrai que la culture des grandes entreprises bouge moins vite que celle de PME. Nous croyons toutefois que certaines entreprises de « nouvelle génération » telles que Google auront une influence sur les entreprises plus traditionnelles de par leur succès. Et comme de plus en plus de grandes entreprises, mais aussi de gouvernements, font le saut dans le grand monde du logiciel libre, épargnant ainsi des millions de dollars, d’autres grandes entreprises risquent fort de les imiter.

      • huart
        30 septembre 2010 à 00:23

        Les pratiques de gestion (1) au sein des entreprises servent justement à encourager le réflexe naturel de partager les connaissances (wiki et intranet) et la saine compétition, un réflexe moins naturel. Pour de trop nombreux employés, encouragment est synonyme d’incitatif monétaire (p. ex. bonis et programme de suggestions). À mon avis, les organisations qui recourent uniquement aux incitatifs monétaires créent une adhésion superficielle qui disparaît dès l’application de restrictions budgétaires en réponse à une économie difficile. Un changement de culture organisationnelle ne s’improvise pas, il faut une gestion du changement et du temps pour que les nouvelles habitudes s’enracinent.

        Note 1 : Rivard, Lucie et Roy, Marie-Christine. (2005) Gestion stratégique des connaisances. Les Presses de l’Université Laval, p. 114-119

        Pour l’équipe Entrepriselibre

  2. Pierre-Olivier H.Mercier
    24 septembre 2010 à 13:09

    À mon avis l’open source fait de plus en plus sa place dans les entreprises, mais de façon camouflée. On a qu’à penser à l’installation de wiki en intranet ou encore les « google groups » permettant à plusieurs personnes de travailler sur le même document. Il faut élargir le concept d’open source, malheureusement trop peu d’industries y voient un avantage économique, sans pour autant tous « virer Linux », je crois que les entreprises devraient au minimum créer un « open source des idées » c’est à dire d’utiliser au maximum les TI afin de développer des communautés actives d’employés voulant développer de nos projets pour l’entreprises. De fils en aiguille, les besoins de liberté se feront ressentir et cette communauté exigera de pouvoir utiliser des logiciels libres et adaptables aux projets, c’est là que l’ « open sour software » pourra alors émerger.

  3. 11 octobre 2010 à 23:51

    Le lien pour l’article « Creating a learning organization » est brisé.
    le correct: http://www.itbusinessedge.com/cm/community/features/guestopinions/blog/creating-a-learning-organization/?cs=43317

    « Logiciel libre, une option de liberté »
    Dario Gomez

    • lagringadufour
      12 octobre 2010 à 08:08

      Merci de nous avoir avisé! Le lien est corrigé maintenant.

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